publié par Révélations de Carmen, le lundi 08 avril 2024
Face à l’augmentation de la violence des enfants et des adolescents, la discipline est-elle la solution ?
Des études de la Direction de l’évaluation de la prospective et de la performance (Depp) et qui rendent compte de la violence scolaire sont sorties en en ce début d’année.
La première, l’étude Sivis, analyse les signalements d’incidents graves dans les écoles publiques, les collèges et lycées publics et privés sous contrat en 2022-2023.
Au cours de l’année scolaire 2022-2023, les inspecteurs de l’éducation nationale (IEN) ont en effet déclaré 4,6 incidents graves pour 1 000 écoliers, un chiffre en hausse de 50% par rapport à l’année d’avant.
Ceci veut dire 50 % d’augmentation des incidents graves en un an.
Après l’agression d’une adolescente à la sortie de son collège à Montpellier et la mort d’un collégien à Viry-Châtillon, des questions se posent.
Des changements ont été prévus par le code de la justice pénale des mineurs qui est entré en vigueur en septembre 2021.
Ainsi pour les mineurs âgés de 13 à 16 ans, leur responsabilité peut être engagée.
Mais au-delà de ces aspects juridiques, pour moi la question est plus profonde.
Que faisons-nous de cette violence ?
Est-ce que c’est à l’école de prendre des mesures ?
Comment faire pour réduire ces incidents ?
Devons-nous introduire plus de discipline à l’école et punir sévèrement les enfants défaillants ?
Et que faisons-nous alors de leurs parents ?
Travailler sur les émotions à la base de ces comportements me paraît essentiel. Pour les enfants et aussi pour les parents.
Lorsqu'un enfant n'apprend pas à gérer ses émotions, en particulier la colère et la frustration, ces émotions peuvent s'accumuler avec le temps.
Une accumulation de sentiments non exprimés ou mal gérés peut conduire à des explosions émotionnelles ou à des comportements agressifs.
Punir sans travail derrière pour résoudre les problèmes à la base ne me paraît pas suffisant.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Ventralement,
Carmen